Comment O2Feel a conquis le marché du vélo à assistance électrique

A l’heure du grand boom de la micromobilité électrique, les entreprises françaises tentent de se faire une place dans un marché très concurrentiel. C’est le cas par exemple de l’entreprise O2Feel, une petite société partie de rien qui joue maintenant dans la cour des grands. 

Les ingrédients de son succès sont simples : un design sobre et élégant à la fois, une gamme très complète, allant du classique vélo de ville au VTT « Karma » bourré de technologies en passant par le vélo pliable tenant dans un sac, indispensable accessoire des « navetteurs ». 02Feel propose même des beach cruisers électriques pour des balades sur la plage, ou encore des vélos adaptés aux petites tailles. Le tout pour des tarifs allant de 1200 à 3000 euros. Mais O2Feel, malgré son nom faussement anglo-saxon, c’est avant tout une aventure «Made in France ».

O2Feel, précurseur du vélo électrique

Et elle commence par l’idée que deux ingénieurs geeks du Nord de la France, Jean Bataille et Grégoire Brunet, ont eue lors d’un voyage en Asie. A l’époque, ce mode de déplacement n’est pas encore aussi populaire qu’aujourd’hui en France. Ils achèvent leur premier prototype de vélo électrique en 2009 et c’est avec leur premier modèle compact nommé « le Valdo » que l’entreprise prend vie dès 2010. 

Depuis leur première vente en 2011 en Belgique, O2Feel s’est bien développée. En effet elle compte désormais 35 collaborateurs, présente 27 modèles et s’est lancée cette année à la conquête du vaste marché européen.

Des batteries made in France

Pour toute technologie de mobilité électrique, le nerf de la guerre réside dans les batteries. Si pour beaucoup de ses pièces O2Feel a conclu un partenariat avec le géant japonais Shimano, la marque conçoit et dessine elle-même ses batteries dont elle vante le « cahier des charges précis » et « la durée de vie remarquable ». Et les batteries Power Pack et iPower Pack d’O2Feel font une réelle différence. A titre d’exemple, le O2Feel Vog, vélo de ville qui a connu un vif succès, affiche une autonomie de près de 100 km, ce qui le place clairement dans le haut du classement. La marque annonce une charge totale en moins de six heures et les batteries fixées dans le cadre ou sur le porte bagage sont bien entendu amovibles, ce qui permet de les charger au bureau ou à la maison.

Le vélo électrique : un marché en plein essor

Les deux amis ont en tout cas eu le nez creux en se positionnant très tôt sur un marché qui est maintenant en plein essor. En effet en 2018, il s’est vendu 340.000 vélos à assistance électrique en France, soit une progression de 21 % par rapport à 2017. Et cela ne va pas s’arrêter car l’évolution du marché est exponentielle depuis dix ans.

Les raisons de ce développement rapide résident bien sûr en partie dans une prise de conscience écologique poussant beaucoup de citadins (et certains ruraux) à délaisser leurs modes de transport thermique. Mais pas uniquement ! L’argument économique convainc également les futurs acheteurs. En effet, contrairement à la voiture électrique dont l’acquisition est chère et dont la rentabilité et l’efficacité écologique restent à prouver, les vélos à assistance électrique sont abordables. Il est ainsi plus facile de sauter le pas pour s’offrir un O2Feel qu’une voiture électrique style Renault Zoé. D’autant plus que les néocyclistes évitent les bouchons et tous les frais annexes à la possession d’une voiture (assurance, stationnement, entretien…).

Il est donc rassurant de voir que la France a elle aussi des entreprises talentueuses dans le marché de la mobilité électrique. O2Feel n’est d’ailleurs pas la seule marque française sur le créneau du vélo à assistance électrique. Des géants comme Peugeot ou Décathlon comptent bien eux aussi profiter de cette tendance.

Sources des photos : weelz.fr/ gazettenpdc.fr / 1001mags.com

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