PAUL MORLET

Paul Morlet : la vision pour tous

Paul Morlet a ouvert en mai dernier son premier magasin « Lunettes pour tous » dans le quartier des Halles, à Paris. Son slogan: des lunettes à moins de 10 euros en moins de 10 minutes. Depuis, le magasin ne désemplit pas.

En proposant des lunettes 5 à 15 fois moins chères que le marché actuel, le jeune homme sait qu’il risque de se mettre à dos les opticiens, mutuelles et verriers qui font leur loi sur le fructueux marché de l’optique. Mais son but est d’abord de rendre les lunettes de vue accessibles à tous. Selon une étude Ipsos, 2 millions de Français auraient en effet besoin de lunettes sans avoir les moyens de se les payer. Le credo de Paul Morlet : « plus de transparence et plus de simplicité »

24 ans, et déjà deux entreprises

lunettes-pour-tousA vingt-quatre ans, le jeune Lyonnais d’origine en est déjà à sa deuxième création d’entreprise. Et pour la deuxième fois, dans la lunette. Pourtant, rien de l’y destinait.

Issu d’une famille modeste, Paul Morlet démarre sa vie professionnelle à la SNCF après un BEP en électricité. Sans grand enthousiasme. Et pas pour longtemps… Un soir, alors qu’il regarde une émission de télévision sur le poker, il réalise soudain qu’il y a de la publicité absolument partout… sauf sur les lunettes.

L’idée est là. Avec ses 3000 euros d’économies, il lance la première paire de lunette sur laquelle on peut imprimer un message. Ainsi naît Lulu Frenchie en octobre 2010. Le jeune touche-à-tout sait jouer avec les réseaux sociaux, le produit devient vite un must, les stars adhèrent. L’entreprise réalise aujourd’hui 3 millions d’euros de chiffre d’affaires.

Objectif : 400 paires par jour

Pour Paul Morlet, il s’agit de vendre des lunettes « comme n’importe quel objet du quotidien, la qualité en plus ». En effet, casser les prix ne signifie pas rogner sur la qualité. Bien au contraire. La qualité est au cœur de ses choix : professionnels qualifiés, machines à la pointe de la technologie, montures et verres de qualité. Son magasin, son packaging aussi, ne sont pas sans rappeler le style Apple, avec une élégance sobre, et une technologie de pointe. Au service de l’efficacité.

Car Paul Morlet s’est fixé un objectif ambitieux : vendre 400 paires par jour (le plus gros opticien en France en vend actuellement 80). C’est en effet sur la quantité que le chef d’entreprise prévoit de faire son chiffre. Il a investi toutes ses économies dans ce projet, et compte bien élargir le concept en ouvrant rapidement d’autres boutiques en France.

Un engagement social

Son projet est par ailleurs porteur d’un vrai engagement social. Fidèle à ses origines de banlieusard, c’est dans la banlieue parisienne qu’il a choisi de recruter son équipe de 40 vendeurs : « des jeunes motivés et qui parlent à leur cible » explique-t-il. Par ailleurs, c’est l’un de ses amis lyonnais qui a dessiné toutes les montures de la marque.

Sa démarche n’est pas sans rappeler celle de Xavier Niel, le patron de Free, qui a démocratisé le marché de la téléphonie mobile. Paul Morlet en convient, renchérissant : « Mais les lunettes sont encore davantage un produit de première nécessité. »

Avec Lunette pour tous, Paul Morlet répond à une vraie demande, et les Parisiens ne s’y trompent pas. Depuis le passage en septembre dernier dans l’émission Capital, la marque est déjà victime de son succès. La file d’attente s’allonge, et sur sa page Facebook la marque s’excuse de dépasser certains délais !

Face à cette adhésion massive, on voit mal ce qui pourrait arrêter cette marche vers le succès.

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