Cesar Kuberek Thales

Cesar Kuberek : pourquoi et comment s’implanter au Brésil ?

Certaines “superpuissances” économiques ont  parfois tendance à éclipser le potentiel des pays d’Amérique Latine, ils recèlent pourtant d’excellentes opportunités économiques.

Rio de Janeiro, Brazil

Le Brésil : un cas économique intéressant

C’est notamment le cas du Brésil, première lettre des fameux BRICS, 5ème plus grand pays au monde en superficie et 6ème économie de la planète. Le pays est politiquement stable et ouvert aux investissements étrangers : parmi les 100 premières entreprises au Brésil la moitié sont des filiales de multinationales.

Malgré une croissance en baisse en 2012, le Brésil demeure un pôle d’attractivité pour les entreprises qui recherchent des marchés dynamiques. Le pays a su traverser la crise et dépasse les 280 milliards USD de réserve. Par ailleurs, il bénéficie d’un des systèmes bancaires les plus avancés et moderne au monde. Enfin, le Brésil est une plate-forme d’exportations majeure, il partage ses frontières terrestres avec 10 pays.

Le gouvernement, sous l’égide de la Présidente Dilma Roussef, a lancé en 2014 un plan d’investissements de 352 milliards d’euros sur 4 ans. Ce plan passe par des partenariats public-privé et l’ouverture de nombreuses concessions, principalement pour les aéroports. L’opportunité pour les entreprises de secteurs comme les transports à venir abattre leurs cartes au Brésil.

C’est notamment le cas du groupe français Thales fortement implanté dans la région.

Les leviers de réussite de Cesar Kuberek

Cesar Kuberek est le Vice-Président de Thales en Amérique Latine, j’ai pu le rencontrer lors du salon du Bourget en juillet 2013. Il n’avait pas le temps pour une interview mais il m’a confié quels étaient pour lui les facteurs essentiels pour réussir une implantation dans un pays comme le Brésil.

Cesar_Kuberek_Thales_succes-stories

S’appuyer sur le savoir-faire local

Ne pas imposer un modèle externe, c’est la clé. Il faut s’appuyer sur l’industrie locale et les investissements d’État.

Les transferts de technologies

Qu’est-ce que le transfert de technologie ? On définit généralement le transfert de technologie comme découlant de la rencontre entre un laboratoire cherchant à transformer ses résultats en valeur économique et un industriel voulant être plus compétitif sur un marché. C’est une mise à disposition de compétences techniques entre deux tiers. Elle permet de gagner du temps en donnant accès aux entreprises à des connaissances qui pourraient demander plusieurs années de recherche.

Cesar Kuberek explique que Thales a déjà procédé à diverses opérations de transfert de technologie au Brésil : « Ce n’est pas une promesse c’est une réalité ». Le transfert portait principalement sur les radars, mais ce processus s’est intensifié dans d’autres domaines. Depuis 2001, Thales a investi environ 120 millions d’euros dans le transfert de technologie pour produire 30 radars ATM par le savoir-faire brésilien à Sao Bernardo de Campo.

Omnisys, une entité de fabrication de pointe de radars Thales, a exporté 12 radars du Brésil vers l’Amérique latine, l’Europe et l’Asie.

Omnysis est la passerelle de Thales vers l’accroissement des transferts de technologies en vue du lancement de vastes programmes au Brésil dans les années à venir.

Les partenariats

Cesar Kuberek a également souligné que Thales a étendu ses opérations et a renforcé sa présence dans la région à travers un nombre significatif de partenariats locaux.

Thales compte actuellement parmi ses partenaires Andrade Gutierrez (AG), Telmex/Claro, Odebrecht, ainsi que d’autres entreprises de grandes, moyennes et petites entreprises. De nouveaux partenariats sont également incontournables pour Thales et en particulier pour son programme de transfert de technologie.

Management  interculturel

Qui dit implantation sur un nouveau marché dit forcement multiculturalisme. Lorsque l’on est une multinationale, le risque est souvent d’imposer  le même modèle de management dans toutes les filiales, or les individus s’organisent différemment selon les pays.

La maîtrise des contraintes linguistiques est bien sûr un premier point important mais ne suffit pas à la communication. La langue n’est que sa partie émergée et il faut connaître la culture de son interlocuteur pour s’y adapter.

Donc une bonne partie de bon sens dans les conseils dispensés par Cesar Kuberek mais qu’il convient de rappeler au manager prêt à conquérir le Brésil !

Poster un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.