WNBA vs Euroleague : qui a les meilleures joueuses ?

Le basket féminin n’en finit plus de se développer. Entre la WNBA américaine et l’EuroLigue du Vieux Continent, les fans comme les sponsors affluent pour profiter au maximum des meilleurs talents de la balle orange. Mais où choisissent d’évoluer les plus grandes stars ?

Le Vieux Continent en avance

L’EuroLigue féminine voit le jour en 1958, sous le nom de Coupe féminine des champions européens. La compétition organisée par la FIBA est très vite dominée par les clubs du bloc de l’Est, notamment le club soviétique et letton Dauvaga Riga, sacré 18 fois champion entre 1960 et 1982, ou le club bulgare Slavia Sofia. Dans le même temps, les clubs français de Bourges ou Clermont-Ferrand parviennent régulièrement à se hisser jusqu’au dernier carré, sans jamais décrocher le titre. Les années 1980 sont ensuite totalement dominées par les Italiennes de Vicence, puis c’est au tour des Espagnoles dans les années 1990. 

L’équipe de l’UMMC Ekaterinburg

Depuis le début des années 2000, les clubs russes avec en tête de pont l’UMMC Ekaterinburg – soutenu par l’homme d’affaires Iskander Makhmudov – mais également le Samara, le Spartak ou encore le Dynamo Koursk, font un retour en force et trustent l’EuroLigue. L’hégémonie est telle que ce sont seulement trois finales de la compétition qui ont été disputées sans club russe ! Il faut dire que ces équipes fourmillent de stars depuis quelques années : Alba Torrens, Brittney Griner, Emma Meesseman, Courtney Vandersloot ou encore Céline Dumerc ont ainsi porté le maillot de l’UMMC. De nombreux observateurs considèrent souvent le club d’Iekaterinbourg comme la meilleure équipe féminine du monde.

Le rêve américain 

Quant à la Women’s National Basketball Association (WNBA), sa création par la NBA est bien plus récente. Bien que les compétitions professionnelles de basket féminin existassent déjà depuis plusieurs années de l’autre côté de l’Atlantique, la première saison WNBA démarre sur les chapeaux de roues en 1997, dans la foulée du titre olympique de l’équipe américaine et grâce au soutien de la NBA. 

Au départ, c’est une ligue comprenant huit équipes qui voit le jour, pour arriver à seize à peine trois ans plus tard. Une expansion désormais jugée bien trop rapide, qui a entraîné plusieurs déménagements de franchises, trois faillites et des joueuses qui menacent de faire grève pour obtenir des accords salariaux plus équitables. 

Consciente d’avoir voulu grandir trop vite pour concurrencer les autres ligues professionnelles, la WNBA est réduite à douze équipes depuis 2009. Une stratégie qui s’est avérée gagnante, puisque c’est à ce même moment que la WNBA constate une légère progression de l’affluence dans les stades et surtout une nette hausse des audiences sur Internet, à l’instar de son homologue masculin. Cette popularité grandissante a permis de ramener certaines des plus grandes stars de l’histoire du basket féminin, qu’elles soient américaines ou internationales. 

Les meilleures des meilleures

Si la WNBA a connu une expansion rapide depuis sa création, elle n’a pas encore réussi à rattraper son retard face à l’EuroLigue. Au-delà du prestige de l’histoire qui accompagne l’ancienneté de l’EuroLigue, les clubs européens sont également prêts à dépenser plus d’argent pour s’assurer de signer les meilleures joueuses du monde. Et bien que le vivier de talents semble plus fourni du côté américain, comme en témoigne la domination de Team USA en Coupe du Monde ou aux Jeux Olympiques, il n’est pas rare que les meilleures Américaines fassent l’impasse sur la saison WNBA pour se concentrer sur l’EuroLigue. Même une superstar Made in USA comme Diana Taurasi a préféré jouer avec l’UMMC Ekaterinburg en 2015, quitte à mettre de côté son équipe de Phoenix.

La préférence s’applique également aux joueuses étrangères. Alba Torrens, souvent considérée comme l’une des meilleures basketteuses espagnoles de l’histoire, est sélectionnée par le Sun du Connecticut en 2009. Onze ans plus tard et alors qu’elle approche de la fin de sa carrière, cette dernière n’a encore jamais joué le moindre match en WNBA. Il faut dire que la saison du pendant féminin de la NBA est en fait une ligue d’été, moment où se déroulent également les préparations pour les compétitions internationales telles que l’EuroBasket ou la Coupe du Monde. Entre s’expatrier à l’autre bout du monde ou défendre les couleurs de son pays, Alba Torrens a choisi.

La WNBA reste donc contrainte de s’adapter aux compétitions européennes. Qu’elles soient nées en Europe ou ailleurs, les meilleures joueuses s’affrontent tout d’abord en Europe de septembre à mai, avant de choisir entre la WNBA et les compétitions internationales FIBA en été. Et pour peu qu’elles puissent rejoindre un club russe quasi assuré d’apparaître en finale de l’Euroligue, le choix peut être vite fait !

Poster un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.