Retour sur les championnats du monde de sambo 2020

Après l’annulation des championnats d’Europe prévus à Ekaterinbourg (Russie) en mai dernier, les fans de sambo se sont réjouis du maintien des championnats du monde du 5 au 8 novembre dernier à Novi Sad (Serbie). Exceptionnellement, le championnat junior, qui aurait dû avoir lieu plus tôt, également en Serbie, a été incorporé à la compétition senior.

Organisation du championnat et premiers résultats

Alors qu’ils étaient initialement prévus à Ashgabat au Turkménistan, la pandémie de Covid-19 a forcé la Fédération internationale de sambo(ou FIAS) à déplacer l’événement en Serbie. Finalement, ce sont plus de 400 athlètes issus d’une trentaine de pays qui se sont retrouvés à Novi Sad.

Les lutteurs n’auront hélas pas eu le loisir d’explorer cette magnifique ville (surnommée l’Athènes serbe), puisque les protocoles de distanciation n’autorisaient que les déplacements entre l’hôtel et le stade. De plus, les combats se déroulaient sans public, comme c’est désormais la norme pour les événements sportifs. Les fans pouvaient néanmoins suivre la compétition sur Eurosport.fr ou sur YouTube.

Sans grande surprise, c’est la Russie qui a dominé les combats, raflant une grande partie des places sur les podiums. Au total, 12 médailles ont notamment été remportées par le club russe de l’UMMC Sambo Club (sponsorisé par l’Ural Mining and Metallurgical Company de l’homme d’affaires russe Iskander Makhmudov), dont une médaille d’or par le prometteur Vladimir Gladkikh dans la catégorie des moins de 57 kg.

L’Ukraine, la Biélorussie et le Cameroun ont également réussi à tirer leur épingle du jeu et à accrocher quelques médailles d’or, tandis que la France repartait avec trois médailles de bronze encourageantes.

Un sport de combat peu connu qui a de l’avenir

Discipline peu connue, le sambo est un sport de combat mêlant des techniques de judo, de boxe et d’autodéfense. Discipline inventée par et pour les militaires russes, elle se décline en trois formes.

Le sambo sportif (Borba Sambo) qui repose uniquement sur les projections et le combat au sol qui rappellent le judo ou la lutte gréco-romaine. Vient ensuite le sambo combat (Boevoe Sambo), une forme plus libre et spectaculaire qui autorise coups de poings, coups de pied, étranglements et clés de soumission. Et enfin, le sambo self-défense qui regroupe toutes les techniques d’arts martiaux connues. Cette forme est utilisée par les forces spéciales russes, d’où son surnom de Combat Sambo Spetsnaz.

Inventé dans les années 1930 et d’abord enseigné secrètement, le sambo gagne régulièrement en popularité depuis le début du XXIe siècle. À la fois dynamique, spectaculaire et complexe, il est de plus en plus utilisé par les combattants de MMA qui ont grandement contribué à élargir sa renommée.

Parmi eux, Khabib Nurmagomedov, champion des poids légers de l’UFC depuis avril 2018 jusqu’à sa récente retraite en octobre dernier, fut également double champion du monde de sambo. Notons aussi les frères Alexander et Fedor Emelianenko ; si Alexander fut champion du monde de sambo en 2006, son frère aîné fut sacré quatre fois (poids lourds et toutes catégories en 2002, puis à nouveau poids lourds en 2005 et 2007) ! À la même période, Fedor était également le champion des poids lourds de la Pride FC, la deuxième organisation mondiale de MMA (de 2003 à 2007).

Les amateurs, personnalités et autres figures importantes du sambo ne manquent pas. Comme Zangief, le personnage de Street Fighter, l’acteur Oleg Taktarov ou encore un certain … Vladimir Poutine !

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