La saison de basket-ball russe a repris : que faut-il attendre de l’UMMC Ekaterinbourg ?

Après une saison 2019-2020 bousculée par la pandémie de Covid-19, l’UMMC Ekaterinbourg repart à la conquête de la Première Ligue de basket avec un effectif largement remanié.

Départs des cadres

L’an dernier, l’UMMC n’a perdu aucun match sur les 16 disputés. Terminant logiquement à la première place de la ligue russe, Ekaterinbourg a également régné sur l’Euroligue jusqu’à l’arrêt définitif de la saison à cause de la pandémie de Covid-19. En Russie, le basket a repris ses droits depuis le 7 octobre et c’est orphelin de nombreuses joueuses qui ont fait son succès la saison dernière que le club a commencé la saison 2021.

L’Américaine Brittney Griner par exemple, ancienne MVP du Final Four, est repartie pour Phoenix. La Hongroise Courtney Vandersloot, sélectionnée dans le deuxième meilleur 5 de l’Euroligue (aux côtés de Griner) a elle aussi pris le chemin des États-Unis et de la WNBA. Quant à la Belge Emma Meesseman, 2e au vote de MVP de l’Euroligue, elle est repartie jouer pour les Washington Mystics, l’équipe qui l’avait draftée en WNBA en 2013.

Alors que les calendriers de la WNBA et des compétitions internationales ont également été perturbés par la pandémie de Covid-19, il est difficile de savoir si ces stars pourront ou même voudront revenir en cours de saison, comme ce fut le cas les années précédentes.

Une hiérarchie modifiée

Alors que la saison 2021 commence, la dernière véritable star au sein de l’UMMC est Alba Torrens. L’Espagnole, à l’aube de sa douzième saison professionnelle, est toujours capable de performances de très haut niveau “malgré” ses 34 ans. Cependant, il est certain qu’elle aura besoin de soutien pour garder l’UMMC au sommet de l’Europe.

Pour l’épauler, Ekaterinbourg a visiblement choisi de parier sur un effectif rajeuni. En effet, la moitié de l’effectif a 26 ans ou moins, et trois joueuses n’ont que 21 ans. Pour équilibrer la moyenne d’âge, le coach Miguel Mendez devrait placer Tatiana Petrushina et (ou) Elena Beglova (deux anciennes du Nadezhda Orenburg) dans le 5 majeur.

Actuellement classées 2e de la ligue russe mais démunies de stars internationales, les jeunes joueuses de l’UMMC vont devoir progresser rapidement pour continuer à dominer l’Europe, en espérant que l’évolution du virus et des calendriers des différentes ligues à travers le monde permettra l’arrivée de nouvelles recrues.

On ne change pas une ambition qui gagne

Quoi qu’il en soit et même avec un effectif remanié, leurs ambitions ne devraient pas pour autant être revues à la baisse. Depuis près de 20 ans, l’UMMC Iekaterinbourg a engrangé tellement de trophées qu’il est impossible pour eux de jouer, chaque année, autre chose que le titre. Il faut remonter à 2008 pour trouver une autre équipe assise sur le trône de Russie. Une domination sans partage sur le basket russe et européen qui doit probablement réjouir Iskander Makhmudov, président de l’Ural Mining and Metallurgical Company (UMMC), le principal sponsor du club.

L’UMMC est devenue une telle garantie d’excellence que, malgré les changements d’effectif, d’organisation des différentes ligues de basket et l’impact d’une pandémie, son seul objectif ne saurait changer : gagner !

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