En pleine pandémie de Covid-19, l’UMMC Ekaterinbourg continue de dominer le basket féminin en Russie

Bousculé par la pandémie de Covid-19, le basket féminin est à l’arrêt en Russie. Si l’Euroligue devrait reprendre d’ici l’automne, la saison de la Super Ligue A est bel et bien terminée. Bilan d’une année encore une fois dominée par l’équipe de l’UMMC Ekaterinbourg !

Le championnat de basketball féminin russe ne reprendra donc pas cette saison. Qu’importe, même privée de quelques matchs, l’équipe d’Ekaterinbourg, sponsorisée par l’Ural Mining & Metallurgical Company de l’homme d’affaires Iskander Makhmudov,  a encore une fois dominé son sujet de bout en bout. La prochaine étape ? Briller à nouveau sur la scène européenne.

L’UMMC sur le toit de l’Europe

Cet arrêt prématuré n’enlève rien au prestige du champion, puisque la domination imposée par l’UMMC sur la compétition est incontestable. Sur les seize rencontres effectivement disputées, l’équipe de Brittney Griner (MVP du Final Four de l’Euroligue l’an dernier) n’en aura perdu aucun ! Le Dynamo Kursk pointe quant à lui à la seconde place avec 14 victoires pour deux défaites. Le Nadejda Orenburg complète le podium avec dix victoires.

Bien qu’inachevée, la saison Euroligue 2019-2020 a également un parfum de succès pour l’UMMC. En effet, cette même Brittney Griner apparaît dans le second meilleur « cinq » de l’Euroligue aux côtés de sa coéquipière Courtney Vandersloot. Une autre joueuse de l’UMMC, la Belge Emma Meesseman, a fait encore mieux en arrivant deuxième des votes du MVP, et fait partie du meilleur « cinq majeur » de la compétition. C’est bien simple, selon certains observateurs, le meilleur club de basket féminin n’évolue pas en WNBA (ligue américaine professionnelle de basket-ball féminin), mais bien en Russie !

Hélas, l’UMMC, actuel champion d’Euroligue, n’aura finalement pas pu défendre son titre, la compétition ayant été suspendue à partir des quarts de finales en raison de la pandémie.

Ekaterinbourg devait d’ailleurs affronter l’équipe de Montpellier avant que cette dernière ne renonce à voyager jusqu’en Russie, compte tenu des risques sanitaires. Le club faisait tout de même partie des favoris, surtout depuis la signature de Breanna Stewart en février dernier. L’Américaine, MVP de la Coupe du Monde 2018, de la saison régulière et des Finales WNBA la même année, était encore récemment considérée comme la meilleure joueuse de basket au monde.

L’Euroligue devrait finir ses play-offs à partir de septembre. Il ne fait aucun doute que l’UMMC défendra toutes ses chances de remporter un troisième titre consécutif, soit le sixième de son histoire.

Des changements à prévoir ?

Suite à l’arrêt brutal du sport à travers le monde, de nombreuses ligues et fédérations se questionnent sur leurs modèles respectifs. Évidemment, les premières interrogations sont presque toujours les mêmes : faut-il ou non reprendre la saison ? Et si oui, comment ?

De plus, en cette période de remise en question, des voix s’élèvent contre le nombre (trop) important de joueuses étrangères dans la ligue russe. Notamment celle de Boris Sokolovsky, l’entraîneur du Dynamo Novossibirsk qui souhaiterait voir le quota de joueuses étrangères limité à quatre par équipe. En appliquant ces restrictions, le coach espère que les joueuses russes auront plus de place pour exprimer leur talent.

Un constat qui vaut également pour les clubs masculins. Il faut dire que si les clubs russes sont dominateurs en Euroligue, les équipes nationales ont quelque peu déçu ces dernières années. Un dur retour à la réalité pour une grande nation de basket, susceptible de provoquer des changements profonds au sein de la Fédération russe.

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