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Weston, chausseur de luxe à la française

Depuis 125 ans, Weston a chaussé des célébrités allant de Jacques Chirac à Bruce Willis. Fabriquées à Limoges, les chaussures de la marque J.M Weston sont conçues selon une méthode unique et un savoir- faire artisanal inimitable, où la maîtrise s’étale sur l’ensemble de la chaîne de production, de la fabrication du cuir à la vente de son produit en boutique. Retour sur les origines du chausseur français Weston qui en 125 ans a atteint le statut de marque à la renommée mondiale.

Un héritage du 18ème siècle

Malgré son nom à consonance anglaise, Weston est une marque aux origines 100 % françaises. Son histoire commence en 1891 lorsqu’ Edouard Blanchard, bottier, ouvre son atelier à Limoges. En 1904, son fils Eugène part étudier aux Etats-Unis, dans la ville de Weston, dans le Massachusetts pour y apprendre les techniques de production et d’assemblage du « montage Goodyear », une méthode inventée par Charles Goodyear, qui consiste à démonter la chaussure afin de la réparer si nécessaire.

Trois années plus tard, Eugène Blanchard crée sa propre marque sous le nom de J.M Weston, appelée communément Weston. Eugène ouvre sa première boutique à Paris en 1922, 98 boulevard de Courcelles puis en ouvre une autre avenue des Champs-Elysées en 1932. En 1974, l’entreprise Weston est acquise par Jean Louis Descours (P-DG du groupe André) qui la passe sous le giron familial d’EPI (société européenne de participations industrielles) en 1976.

Weston : l’élégance à la française

La marque Limougeaude bâtit sa réputation dès ses premiers modèles. Des chaussures de golf ou de chasse déjà reconnues « increvables » aux mocassins des années 60 devenus depuis lors des incontournables de la marque. Afin de garder le cap niveau design, Weston fait appel au styliste Michel Perry en 2001. Une bonne pioche puisque le nouveau directeur artistique donne un coup de boost aux ventes en renouvelant des modèles classiques ou en innovant, comme la déclinaison des mocassins en version plage multi-coloris.

Un succès flamboyant duquel l’actuel directeur de la marque Thierry Oriez regrette avoir sous-estimé l’effet. Cette stratégie permet à l’entreprise de tenir la concurrence des géants du luxe comme Vuitton ou Gucci.

Un produit techniquement irréprochable

Mais si la marque est aujourd’hui mondialement reconnue, ce n’est pas seulement pour le design de ses modèles mais avant tout pour le savoir-faire artisanal et inégalé de ses ouvriers. En effet, 170 ouvriers spécialisés travaillent minutieusement chaque modèle. Chacun d’eux ont un rôle prépondérant dans l’assemblage de la chaussure et chaque ouvrier est spécialisé sur le même produit. J.M. Weston se démarque en étant l’unique chausseur à disposer de sa propre tannerie, à Saint-Léonard-de-Noblat, dans laquelle elle procède au traitement naturel du cuir. « Un tannage chimique prendrait trois jours, notre procédé naturel dure plus d’un an » déclare Thierry Oriez.

Pour satisfaire pleinement ses clients, la marque apporte une attention toute particulière à chaque demande et offre un service sur mesure. En effet, les 95 modèles J.M Weston sont proposés jusqu’à 7 largeurs de pied différentes pour chaque demi pointure ! Cela donne une idée de l’étendue du stock disponible dans chacune des 35 boutiques de la marque. Les conseillers et ouvriers doivent également faire face aux demandes parfois extravagantes de certains clients pointilleux, comme la confection sur mesure d’une paire en peau de crocodile sertie… de pierres précieuses !

Côté marketing, pas besoin d’égérie : le chausseur français laisse son image de marque faire le travail, notamment grâce à ses clients pour la majorité VIP. En effet, de nombreuses personnalités du monde politique ou du cinéma tels que tous les derniers présidents de la République ou l’actrice Valérie Lemercier qui sont tous de fidèles adeptes des chaussures Weston. François Mitterrand par exemple en possédait plusieurs dizaines de paires. La manufacture J.M Weston fabrique annuellement 100 000 paires et on estime son chiffre d’affaires à 50 millions d’euros.

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