sushi shop

Marciano, du riz et les États-Unis

Depuis 1998, Gregory Marciano et son associé sont à la tête de la chaîne Sushi Shop, un concept de livraison de sushis à domicile qui séduit maintenant outre-Atlantique. Trois boutiques ont ouvert à New-York depuis le début de l’année et les associés entendent bien conquérir le marché américain.

gregory marcianoLa boucle est-elle bouclée ? Quand Grégory Marciano et son associé ont décidé de lancer Sushi Shop, ils étaient encore étudiants. Grégory Marciano revenait d’une année passée aux États-Unis où il étudiait le droit. Intrigué par le « California Roll » et séduit par les possibilités de création culinaire que le sushi offrait, Gregory Marciano a lancé une chaîne de restaurants de sushis à emporter qu’il a adaptée à toutes les clientèles en imposant sa marque et son originalité. « Sushi Shop » est aujourd’hui à New York. L’idée y a germé, le concept s’est implanté.

Un créneau à prendre

Le concept de la vente à emporter et la livraison à domicile de sushis créatifs, inédits et bigarrés n’avait pas encore conquis le public français autant que la pizza quand Gregory Marciano rentre d’outre-Atlantique. Il lance un premier point de vente à l’ouest de Paris. Un produit haut de gamme et un marketing très bien pensé ont rapidement fait augmenter la demande et une cinquante de franchises ont été ouvertes en Europe depuis 2006. Le marché du sushi était alors en pleine expansion.

Depuis, le concept a évolué. En province par exemple, les amateurs de sushis préfèrent les savourer sur place. Il a donc fallu créer des restaurants pour faire progresser la marque. C’est le cas à l’étranger également. Aujourd’hui par exemple, la boutique madrilène fait 300 m2 et permet donc à beaucoup de clients de manger sur place.

Depuis 2009, Sushi Shop est ouvert à la franchise dans les pays étrangers. Il s’en ouvre environ deux par mois. À raison d’entre 500 000 et 650 000 euros, il est possible d’avoir un Sushi Shop clé en main. En 2014, la société a réalisé 156 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2014, employait plus 1600 salariés et comptait 104 points de vente.

Le sushi glamour

À l’heure actuelle, le marché de la restauration rapide japonaise sature en France. Pourtant, en cassant les codes de la restauration japonaise pour épouser ceux du luxe et de la création, Grégory Marciano transforme ses grains de riz en pépite. Le succès de la chaîne devient un cas d’école de commerce à reproduire et étudier.

Sushi Shop a su prendre le bon virage et s’est associé avec bon nombre de personnalités : le chef Cyril Lignac a pris la carte en main en 2011 avec le California, un tartare de bœuf et de poire à la coréenne, et des makis saumon-avocat avec un soupçon d’ananas. L’orfèvre Christofle a également mis la main à la pâte au travers d’opérations spéciales. Les clients peuvent à présent se faire graver des baguettes de luxe chez l’orfèvre.

Les personnalités amies du sushi sont aussi américaines. En novembre 2014, pour le lancement de son premier point de vente new-yorkais, Grégory Marciano a demandé à Lenny Kravitz de donner un concert. Ce dernier connaît bien la maison car il a collaboré au design des boîtes de vente à emporter. Sushi Shop a en fait réussi à allier gastronomie et mode. Les lancements de nouvelles saveurs ont des allures de soirées chics où des actrices, des chanteurs et d’autres grands noms de la scène se donnent rendez-vous.

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