art-oratoire

Les secrets de l’art oratoire

Parler en public est l’une des expériences les plus gratifiantes qui puisse être. Mais elle peut facilement tourner au cauchemar ! La phobie de s’exprimer en public est souvent handicapante. Pourtant, être un bon orateur cela s’apprend.

Pour beaucoup le premier point à travailler sera d »apprivoiser cette peur. En effet le fait d’être mal à l’aise va nuire au discours, même le meilleur, et empêcher l’auditoire d’en bénéficier pleinement. Sur son blog C’Eclair, le consultant Alexandre Philippe propose un plan de travail en huit points. En voici un condensé.

S’habituer à intervenir publiquement

« C’est en forgeant qu’on devient forgeron » dit la sagesse populaire. Plus l’on pratiquera en des occasions où l’enjeu est mineur, plus l’on va gagner en assurance. L’on peut commencer devant un auditoire d’amis ou de proches, et augmenter graduellement la difficulté.

Se préparer !Plus l’on sera préparé, tant sur le fond que sur la forme, moins les effets du stress se feront sentir. Se préparer, c’est d’abord savoir qui est son auditoire et quel est le message dont on veut le convaincre. C’est ensuite faire un plan de son discours, et le répéter, de préférence à voix haute, ou encore mieux devant un mini-auditoire. L’usage d’un dictaphone, d’un miroir ou d’une caméra permettent d’avoir un retour plus objectif sur sa gestuelle et/ou sa voix.

Se préparer suppose également maîtriser les aspects matériels : connaître les lieux, tester le matériel à l’avance, préparer un support à projeter pendant le discours, et avoir une antisèche avec soi. Cela veut dire aussi se relaxer avant son intervention, en particulier à l’aide de respirations profondes et lentes.

Bien maîtriser son sujet

A vouloir trop focaliser sur le « comment » on risque de passer à côté de l’essentiel qui est de maîtriser parfaitement son sujet, et de savoir ce que l’on veut transmettre. « Il s’agit de se concentrer sur le fait d’offrir un contenu de valeur au spectateur sans rien demander en retour » explique Me Gilbert Collard dans Psychologies.com. « Savoir parler, c’est d’abord savoir écouter, être attentif aux réactions de l’autre, de manière à pouvoir nous adapter. » précise le fameux avocat qui invite à être vrai : « S’il ne devait y avoir qu’une seule règle pour bien parler, ce serait : croire en ce que l’on dit. »

Le démarrage d’une conférence est un moment décisif. Pour le réussir et créer le contact avec l’auditoire,Philippe Alexandre propose de l’encourager d’emblée à participer en lui posant une question, par exemple.

Recourir aux services d’un coach vocal

Bien s’exprimer demande aussi de travailler sa voix, sa posture, sa gestuelle. A cette étape, quelques séances avec un coach vocal peuvent s’avérer précieuses, voire indispensables. Hervé Pata est l’un d’eux. Il conseille ainsi nombre d’hommes politiques et de dirigeants d’entreprises, « des profils le plus souvent très à l’aise avec le contenu du message qu’ils ont à délivrer mais pas forcément rompus à la prise de parole en public. » D’où l’intérêt du regard du coach qui saura capter les faiblesses de l’orateur et les transformer en atouts.

Hervé Patapartage aujourd’hui sa méthode et son expérience dans « Le grand livre de la technique vocale » (Eyrolles). Pour aider chacun à réveiller l’orateur de talent qui sommeille en lui.

Commentaires
  1. - par Thierry Douala

    Il est évident que la réussite passe par la maitrise de la la parole, même si les techniques de pouvoir sont souvent à la limite de la manipulation.

Poster un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.