Le « Club des Start-up milliardaires »

Le Wall Street Journal, en association avec la base de données d’investisseurs Dow Jones VentureSource, a décidé d’établir un classement des start-up qui valent plus d’un milliard de dollars.

Il ressort nettement du classement publié par la Wall Street journal que les start-up américaines dominent largement le marché de l’innovation et de la technologie.

Dropbox en tête avec 10 milliards de dollars

Premier du classement, le fournisseur d’espace de stockage en ligne Dropbox, a réalisé une levée de fonds de 250 millions, qui porte sa valeur à 10 milliards de dollars, et vient d’annoncer qu’il va augmenter la sécurité de tous les comptes d’abonnés1. La société de sécurité informatique Palantir est 3ème du classement et a récemment levé 58 millions de dollars, ce qui porte sa valeur à 9 milliards de dollars. Mais le fait de travailler avec des agences gouvernementales américaines comme la CIA et le FBI et la montée des craintes autour de la sécurité des données sur internet, lui permettront de remonter le classement.

Les start-up chinoises tirent leur épingle du jeu. Le géant Xiaomi, vendeur de smartphone, arrive 1er ex aequo avec Dropbox, pour une valeur de 10 milliards de dollars, et compte maintenant étendre son marché hors de Chine, en s’attaquant au marché américain des smartphones à bas prix2. Et JingDong, la société de vente en ligne en volume, se place en 4ème position avec une valeur de 7,3 milliards de dollars.

Club-Starsup

L’Europe à la traine.

Les européens restent très en retrait, avec seulement 3 sociétés sur 37 qui figurent dans le classement. La société de commerce en ligne allemande Zalando arrive en 5ème place, avec une valeur de 4,9 milliards de dollars, et continu de s’étendre sur le marché européen, puisqu’il vient d’arriver en Belgique4. Viennent ensuite le suédois Spotify, fournisseur de musique en streaming et l’israélien Mobileye, spécialiste de la technologie anti-collision respectivement 7ème et 19ème du classement, avec des valorisations de 4 et 1,5 milliards de dollars.

La liste du Wall-Street journal n’est pas close. Pour y entrer, les start-up doivent satisfaire aux critères suivants : être une start-up technologique valorisée à plus d’un milliard de dollars ; avoir bénéficié d’un financement d’au moins un milliard sur une seule levée de fond, avoir levé des fonds au cours des trois dernières années. Cette première liste compte 37 start-up, dont 26 nord-américaines, 6 chinoises et 3 européennes.

Nul doute que ce classement devrait très vite évoluer. Les critères de sélection favorisent les mouvements. Le Wall Street Journal annonce déjà la possible arrivée de deux autres start-up, comme le fabricant de jeux vidéo finlandais « Rovio, ou encore Whatsapp »5 société de messagerie instantanée dont la notoriété ne cesse de croître. Elle devrait gagner rapidement sa place dans ce club de milliardaires. Certaines start-up pourront aussi sortir du classement, comme Zalando, qui prévoit une prochaine entrée en bourse.

Quel avenir pour ces start-up ?

Les start-up sont de jeunes entreprises possédant une forte capacité de croissance valorisant leur capitale par des levées de fonds. L’intérêt pour ces sociétés ne date pas d’aujourd’hui. Wall Street s’intéressait déjà aux petites entreprises qui développaient la TSF (Transmissions Sans Fil) au début du XXème siècle. Avec l’arrivé des ordinateurs, d’internet et plus récemment des smartphones, cet intérêt s’est transformé en engouement. A un point tel, que les start-up sont devenues les entreprises phares du développement technologique.

L’enthousiasme que suscitent les start-up ne devrait pas retomber de sitôt. La création du classement du Wall-Street journal va pouvoir aider ces sociétés à convaincre les investisseurs pour réaliser de nouvelles levées de fonds. Ce qui ne peut que favoriser la recherche et la création de start-up toujours plus ambitieuses.

Commentaires
  1. - par Andrei

    Un beau palmarès mais pas d’européen dans le lot.

  2. - par Niels

    De beaux succès. Comme quoi il y a des solutions à la crise.

  3. Ping : Municipales 2014 : numérique très bas débit : PoliCom

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