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Devialet, numéro 1 mondial de la hi-fi haut de gamme

Un rock de Led Zeppelin, une symphonie de Dvorak, un jazz de Coltrane… tout mélomane qui se respecte a senti, à l’écoute de ses morceaux favoris, un frisson lui parcourir l’échine. Reste encore à pouvoir bénéficier d’un rendu sonore parfait. C’est justement sur ce registre qu’intervient Devialet, qui promet une restitution sonore parfaite et, selon son cofondateur, un « immense bénéfice émotionnel ».

En ayant ciblé le très haut de gamme, les fondateurs de Devialet se sont engouffré dans un créneau peu exploité par les fabricants de systèmes sonores. De plus, cela faisait plusieurs années que la Hi-Fi n’avait été l’objet d’une innovation technologique majeure. Les vrais mélomanes, ceux qui ne jurent que par la pureté et le rendu de leur installation, ont dû faire face à la vague des mp3 mal encodés, du streaming basse qualité ou des cd mixés à l’emporte-pièce. Partant du constat que des consommateurs se montrent prêts à débourser de fortes sommes pour assouvir leur passion, Devialet a su devenir numéro 1 mondial dans un secteur mêlant innovation et exigences techniques.

A la fois analogique et numérique

Pierre-Emmanuel CalmelTout commence en 2003, lorsque Pierre-Emmanuel Calmel, un ingénieur travaillant dans les réseaux, met au point un nouveau processeur de rendu sonore, l’ADH. Persuadé du potentiel de sa trouvaille, il démissionne pour fonder en 2007, en compagnie de quatre associés, la société Devialet. Les recherches sont accélérées pour développer le concept, et un premier amplificateur est proposé à 12 000 euros. Pour assurer la qualité sonore, le produit tire le meilleur parti des procédés numériques et analogiques. Le pari est risqué, mais les 1 500 exemplaires produits suscitent un engouement confirmé par de multiples récompenses et trophées.

Inventeur de systèmes audio

En plus du procédé ADH, les amplificateurs intègrent d’autres technologies développées en interne. Le signal émit s’adapte par exemple automatiquement aux caractéristiques des enceintes, évaluant leur puissance et leur distance pour une restitution optimale. Autre innovation : une optimisation totale du streaming musical, qui permet de diffuser ou de réceptionner du contenu sans la moindre perte. Ce concentré de savoir-faire est vendu enchâssé dans un écrin d’aluminium d’une seule pièce, poli à la main, et dépourvu de bouton, les réglages s’effectuant uniquement par télécommande. Pour convaincre les consommateurs, une visite au showroom parisien devrait appuyer les affirmations du directeur de Devialet, qui garantit des performances « entre dix et mille fois meilleures que les meilleurs systèmes audio existants ».

Made in France

ensemble-slideshowPour rester compétitif, Devialet veille à dominer chaque processus, de la création à la fabrication. Pour cela, plus de la moitié des 70 salariés que compte l’entreprise sont dévoués à la R&D, la technologie, mais aussi le design faisant partie des priorités. Une cinquantaine de brevets ont déjà été déposés. Afin de s’assurer un parfait contrôle de la production, tous les composants sont fabriqués en France. Des usines de Normandie et de la région grenobloise sont ainsi sollicitées par la société dont le siège social se situe à Paris.

Des résultats en forte hausse

Portées par une reconnaissance internationale, les ventes de la petite entreprise s’envolent. Avec une mise de départ de 500 000 euros, bientôt complétée en 2009 par une levée de fonds de 1,44 millions d’euros, puis de 15 millions en 2012, Devialet suscite l’intérêt de nombreux investisseurs. Parmi eux, des acteurs majeurs de l’économie française tels que Xavier Niel, Bernard Arnault et Henri Seydoux. Le chiffre d’affaires de la firme, qui a atteint les 5 million d’euros en 2013, devrait selon les prévisions dépasser les 15 millions cette année. Plus gros vendeur de systèmes haut de gamme, l’entreprise réalise 95% de ses ventes à l’étranger, et est distribuée dans plus de 50 pays.

Un avenir sans fausse note ?

Continuant son expansion, Devialet vient d’ouvrir un deuxième showroom à Shanghai, et compte mettre l’accent sur son développement à l’international. Même si d’alléchantes offres de rachat ont été proposées, aucune vente de l’entreprise n’est prévue pour le moment. Privilégiant toujours les produits de luxe, Quentin Sannié, cofondateur et directeur, affirme pourtant la volonté de rendre sa technologie plus accessible. Avec pour conséquence un produit proposé à 4 990 euros : le Devialet 120. Des tarifs encore trop élevés pour concrétiser le slogan de la société : « Un jour, tout le monde aura un Devialet ».

Commentaires
  1. - par Franck Tanasi

    Dans la tradition du haut de gamme de la Hi Fi françaises Cabasse, Triangle, JM Reynaud. C’est bien que l’histoire se perpétue.

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