Bootstrapping

Le Bootstrapping ou « Comment quitter son job et survivre 12 mois pour lancer sa Startup »

Très en vogue depuis le début du 21ème siècle, l’alternative qu’on appelle le Bootstrapping consiste en la mise en marche d’un processus autosuffisant se déroulant sans aides extérieures majeures, ni capital. De nombreuses entreprises à succès telles Dell ou encore Go Pro, ont démarré leurs activités par cette expérience.

En 2014, France digitale, l’association du numérique français, publie un « mode d’emploi » intitulé « Comment quitter son job et survivre 12 mois pour lancer sa Startup ». Ce document sous la forme de 41 diapositives se base sur le modèle de la création d’une petite Startup de deux associés, à Paris, pour donner des conseils pragmatiques et opérationnels. On estime à 1550 Euros par mois le minimum vital personnel à Paris et à 900 Euros par mois l’investissement dans la Startup, soit 450 Euros par associé.

Trouver 2000 Euros par mois sans avoir d’emploi !

Nous arrivons à un total de 24000 Euros annuel, soit un besoin mensuel de 2000 Euros. Ce manuel explique qu’en cumulant chômage, RSA, diverses allocations et travail freelance tout en y additionnant ce que certain appellent avec humour l’ACCC, l’argent des copains, des cousins et des cinglés, il est possible d’atteindre ces 2000 Euros mensuel. Parallèlement il faudra choisir d’avoir un mode de vie modeste.

Le PDG de Hellomentor, Alexandre Dana, témoigne. Il a choisit de vivre chez ses parents la première année, pour économiser l’argent du loyer et a réduit ses dépenses à 520 Euros par mois tandis que celles imputés à l’entreprise étaient de 1000 Euros par mois à diviser entre 3 associés. Ces dépenses ont étés assumées grâce au soutien de ses parents ainsi qu’aux revenus issus de cours d’Economie.

Des entreprises sans locaux… ni employés

Guillaume Potier, co-fondeur de Wisembly, quant à lui, nous conseille sur la manière de réduire les couts opérationnels de la startup. Il propose de cuisiner tous les jours pour l’équipe, ce qui représente sur le long terme une économie considérable. Il déconseille la location d’un local et prône l’utilisation de l’appartement d’un des associés pour faire office de bureau. Enfin il préconise de choisir des associés en fonction de leurs compétences pour trouver les ressources nécessaires au sein de l’équipe sans avoir besoin d’embaucher.

Wisembly a réalisé 4 millions de chiffre d’affaire en seulement quatre ans. Pour Hellomentor, ce chiffre s’élève à 200 000 Euros après seulement un an d’existence. Ces deux entreprises sont le bel exemple de la réussite du boostsrapping.

Le Bootstrapping, c’est finalement le choix de l’entrepreneur d’éliminer tout le superflu et de ne garder que le minimum nécessaire pour sa survie et la vie de son entreprise jusqu’à ce qu’elle soit rentable. C’est également un choix stratégique qui permet de ne pas avoir à partager les bénéfices avec les investisseurs lorsque l’entreprise en fera ou de réinvestir les premiers bénéfices de l’entreprise au lieu de devoir rembourser un prêt bancaire.

Vous découvrirez tous les astuces et les conseils de professionnels dans cette présentation et pour allez plus loin, consultez un deuxième dossier de France digitale sur ce sujet, intitulé Boostraping VS Fundraising.

Commentaires
  1. - par Raphael Simon

    Une solution pour l’emploi des jeunes? En tout cas des perspectives qui peuvent en aider beaucoup.

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